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Déjà très lente puisqu'elle s'effectue en un peu plus de temps que sa révolution autour du Soleil, la rotation de Vénus sur elle-même a sensiblement ralenti depuis les années 1990. Dotée d'une taille proche de celle de la Terre, Vénus circule en un peu plus de sept mois autour du Soleil, étant plus proche de lui que notre planète. Elle possède une atmosphère extrêmement dense (plus de 90 fois la pression terrestre) qui provoque un effet de serre affolant, la température au sol approchant les cinq cents degrés. 

 

 

Or, cette atmosphère si dense connaît des vents, lesquels déplacent une énergie énorme et font frotter entre elles les différentes couches atmosphériques, ainsi que la couche inférieure avec le sol. Nous savions que sur Terre le frottement des eaux marines sur les fonds océaniques avaient provoqué eux aussi un ralentissement de la rotation terrestre. Le même effet vient d'être soupçonné sur Vénus par son atmosphère, même si cette hypothèse n'est pas encore certaine mais seulement la plus probable. 

Le ralentissement de vitesse de rotation mesurée atteint six minutes et demie par jour vénusien de 243 jours terrestres. Depuis seize ans, cela représente deux heures trente, soit une vingtaine de kilomètres de décalage pour la position de la topographie vénusienne mesurée par infrarouge. 

Pourquoi par infrarouges ? Parce que les nuages de Vénus étant opaques au point de rendre l'observation de la surface impossible, seuls les infrarouges auxquels les nuages sont perméables, permettent de distinguer des détails au sol de Vénus. C'est le spectromètre de la sonde Mars Express, sonde européenne suivie à l'observatoire de Paris et en particulier par les chercheurs du laboratoire d'astronomie spatiale, le LESIA.

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