Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/01/30/cosmique-la-chasse-aux-extraterrestres-et-aux-fonds-est-reouverte/
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Le réseau de téléscopes Allen utilisés pour scanner les ondes radio en provenance de la galaxie, en quête de signaux extraterrestres, en Californie. AP Photo/Ben Margot

Les plus grands rêves interstellaires n’y coupent pas. Confrontés aux considérations les plus terre à terre, ils se heurtent, eux aussi, à l’austérité et à la raison financière. Il en est ainsi du SETI, ce programme de recherche américain consacré à la détection d’une intelligence extraterrestre. Mis en sommeil l’année dernière, faute de fonds donc, les 42 télescopes du réseau Allen (du nom du cofondateur de Microsoft Paul Allen, qui a lourdement investi dans le projet) tendent de nouveau l’oreille vers les cieux, et ce depuis décembre, relève le New York Times. Ce qu’ils écoutent ? Une symphonie d’ondes radio en provenance de la constellation du Cygne.

Situé dans les montagnes du nord californien, au pic Lassen, l’institut du SETI était depuis plusieurs mois désertique, et les mauvaises herbes commençaient à envahir le site. Il revit grâce aux fonds du public et de quelques millionnaires californiens, mais aussi grâce au projet de l’armée de l’air américaine qui envisage, elle, d’y traquer les satellites et les débris qui errent dans l’orbite de notre planète. La ténacité des astronomes n’y est pas non plus pour rien. Professeur à l’université de Berkeley, Geoffrey W. Marcy résume : “Des vies et des technologies développées sont peut-être rares dans le cosmos, mais elles existent certainement, car le nombre de planètes similaires à la Terre dans la Voie lactée est bien trop énorme.”

Hélas, depuis les années 1960, les recherches dans cette “botte de foin” que constitue notre galaxie et ses 100 milliards d’étoiles n’auront apporté aucune ombre de réponse à la sempiternelle question : sommes-nous seuls dans l’Univers ? La méthode n’était peut-être pas la bonne : si la vie extraterrestre ne vient pas à nous, pourquoi ne pas aller vers elle et sortir de notre planète natale ? C’est du moins l’idée du candidat républicain Newt Gingrich, relève un autre article du New York Times. Le vainqueur du caucus de Caroline du Sud suggère ainsi d’établir une colonie humaine sur la Lune d’ici huit ans. Et là aussi, ce n’est pas la technologie qui pose problème : celle de la Station spatiale internationale pourrait s’adapter à notre satellite naturel, et les recherches sont déjà assez avancées grâce à l’ancien président George W. Bush, qui avait lancé de son temps un programme similaire d’implantation lunaire. Baptisé “Constellations”, il coûterait 150 milliards de dollars. L’obstacle financier a eu, là encore, raison de ces ambitions cosmiques.

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