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Les astronautes sont des hommes et des femmes enviables. Ils ont eu la chance de voyager dans l'espace, ils ont eu aussi la chance de vivre des expériences uniques. Cette vie n'est pas sans risque. Les conséquences sur leur corps sont surveillées. On connaissait déjà l'atrophie des muscles et la fragilisation des os. On peut ajouter de nouvelles conséquences : des anomalies au niveau de leur cerveau et de leurs yeux. 

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Les astronautes ayant passé une ou plusieurs périodes prolongées dans l'espace ont des symptômes équivalents aux malades atteints d'hypertension intracrânienne (ou HII). Les 27 sujets étudiés ont tous été soumis à une moyenne de 108 jours de voyage spatial à bord de la navette spatial américaine ou à bord de l'IIS, la station spatiale internationale. 

 

Leur suivi médical effectué par IRM montre que des changements ont eu lieu depuis leur voyage en gravité zéro. Chez 1/3 d'entre eux, le fluide cérébrospinal entourant le nerf optique a augmenté. Dans 22% des cas, l'arrière du globe oculaire s'est aplati. L'hypophyse a été modifiée. Ces modifications peuvent avoir des conséquences non négligeables. En effet, les hormones secrétées par l'hypophyse commandent des fonctions importantes du corps. On retrouve, parmi les produits de cette glande, l'hormone de croissance, les endorphines. 

Le même genre de symptômes est observé dans des cas d'hypertension intracrânienne chez les patients lambda. L'étude des astronautes permettra d'apporter de nouveaux éléments sur cette maladie. La NASA passe ces anomalies sur la liste des risques encourus par les astronautes lors de leur mission.

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